Brève histoire de l’onction des malades

Quatre grandes périodes jalonnent l’histoire du sacre- ment de l’onction des malades.
1. Jusqu’à l’époque carolingienne (VIIIe siècle), l’accent est mis sur l’huile et sa bénédiction. L’huile consacrée par l’évêque peut être appliquée par le fidèle lui-même ou ses proches, pour des maladies plus ou moins graves.
2. Suit la période médiane (IXe- XIIe siècles) où l’attention se porte sur le geste de l’onction. La dimension de guérison corporelle s’efface progressivement et fait place à une com- préhension plus << spirituelle ». Pour des raisons historiques, dues à la non-réitération de la pénitence canonique, le sacre- ment se trouve de plus en plus reporté en fin de vie.
3. La troisième période va du XIIe siècle au concile Vatican II. Le sacrement est davantage réfléchi en lien avec l’approche de la mort, comme le montre le terme d’extrême-onction qu’il revêt à partir de cette époque.
4. Au concile Vatican II, il passe de sacrement des mourants à sacrement des malades. La constitution Lumen gentium situe l’onction des malades dans sa dimension ecclésiale, en rapport avec le mystère pascal.
Lumen gentium 11 : « Par la sainte onction des malades et la prière des prêtres, c’est l’Église tout entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu’il les soulage et les sauve (Jc 5, 14- 16) ; bien mieux, elle les exhorte de s’associer librement à la passion et à la mort du Christ (Rm 8, 17 ; Col 1, 24 ; 2 Tm 2, 11-12 ; 1 P 4, 13) afin d’apporter leur part pour le bien du Peuple de Dieu. »

L’onction des malades

Brève histoire du sacrement de l’onction des malades