Interview de Mgr Laurent Ulrich par L’Équipe
Dimanche 20 septembre 2026
Interview réalisée par Arnaud Hermant.
Pourquoi avoir choisi le Stade de France pour la veillée entre le pape Léon XIV et les jeunes ?
Le cardinal Marty, archevêque de Paris en 1980, avait reçu le pape Jean-Paul Il et l’avait qualifié de « sportif de Dieu » ou d’« athlète de Dieu ». Il avait dit ça au Parc des Princes. Il y a eu d’autres grands rassemblements dans des stades, comme celui du pape Jean-Paul Il, toujours, à Casablanca au Maroc en 1985, dans le stade Mohammed-V devant 80 000 jeunes. Cela m’avait beaucoup marqué et c’est ainsi que nous est venue cette idée. Et quand on a vu que cette visite du pape Léon allait susciter beaucoup d’intérêt, plus peut-être qu’on ne l’imaginait, on s’est dit « il faut faire grand », et on a pensé que le Stade de France était le meilleur endroit pour cela. Parce que, bien sûr, la symbolique sportive allait parler aux jeunes et, en même temps, c’est un lieu dans lequel on peut constituer une grande assemblée et que, cette communauté, le pape l’aura sous les yeux.
Qu’attendez-vous de cette veillée au Stade de France ?
La proximité. Un stade est accessible à beaucoup de jeunes qui ont l’habitude d’y venir, pour ceux qui aiment le sport. Et ils sont nombreux à en pratiquer, c’est pour eux un lieu familier. Il y a une vieille comparaison qu’on tire de l’apôtre saint Paul dans les Lettres de saint Paul [1]. Il dit : « Dans le stade, tout le monde court mais il n’y en a qu’un qui gagne... » (Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. ») Or, dans la vie chrétienne, tout le monde gagne. Le message est que tous peuvent participer et y arriver. Le thème de la veillée porte sur les grands saints de France, elle dit précisément ceci : nous sommes tous appelés à devenir des saints.
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[1] Première lettre aux Corinthiens (chapitre 9, verset 24).
