Quête pour les Lieux saints
Les sommes recueillies sont destinées aux œuvres pastorales et sociales des communautés chrétiennes catholiques d’Israël, de Palestine, de Jordanie, de Syrie, du Liban, d’Égypte, de Chypre, d’Irak... et à l’entretien des Lieux saints
Extrait d’une lettre de février 2026 du cardinal Claudio Gugerotti, préfet du dicastère pour les Églises orientales
Le cardinal Claudio Gugerotti, préfet du dicastère pour les Églises orientales, a adressé un courrier aux évêques catholiques à propos de la Collecte pour les Lieux Saints, et rappelle le sens et l’urgence de cette collecte :
« Comme nous avons espéré que la paix puisse enfin ramener la vie et l’espérance en Terre Sainte ! Les prétendus dialogues et accords se sont multipliés, et en même temps les armes ne se taisaient pas. On dit avoir atteint la paix mais, même si les médias en parlent beaucoup moins qu’auparavant, les armes continuent à tirer, les gens meurent, les terres sont disputées, les chrétiens émigrent pour sauver leur vie. Même les écoles manquent d’enseignants, ceux-ci n’étant plus autorisés à franchir la frontière pour s’y rendre.
Je sais que m’adresser à vous et à la famille chrétienne dont vous êtes le responsable est de plus en plus difficile parce que, d’année en année, les mots deviennent répétitifs. Je sais qu’il est de plus en plus difficile de panser et nettoyer, tant que cela est encore possible, les blessures de ce monde si atrocement déchiré. Nous, chrétiens, nous ne pouvons qu’espérer, parce que Dieu est notre espérance et qu’Il ne peut nous abandonner. Ce Crucifix accroché dans nos chambres, comme dans nos lieux sacrés, est le signe que la vie est plus forte que la mort, quoique passée par la mort. Nous devons changer : de mentalité, de sensibilité, de priorités dans la vie quotidienne, parce que ce monde nous déshumanise progressivement et nous ne nous en rendons même plus compte.
N’oublions jamais de prier, car Dieu est notre espérance. J’en viens maintenant, à vous proposer un petit geste qui va précisément dans le sens de cette conversion, de ce changement : donner un peu de notre argent pour aider nos frères et sœurs en danger extrême, pour vivre un jour de plus, pour retrouver la possibilité d’espérer et de recommencer. C’est un geste important pour eux, vital pour la Custodie de Terre Sainte qui veille depuis longtemps sur les lieux marquants de la vie du Seigneur Jésus. Il s’agit d’un geste important pour nous aussi car il nous aide à comprendre que, sans sacrifice, sans transformation de notre existence, si nous restons inertes dans ce monde à feu et à sang, nous risquons de devenir complice des pyromanes.
Ce geste se concrétisera presque partout dans le monde précisément le Vendredi Saint - certaines communautés ayant choisies une autre date -, jour où l’on fait mémoire de Celui qui a donné non pas une aumône mais sa propre vie, remettant son dernier soupir qu’est ]’Esprit Saint pour que ce monde guérisse et recommence à espérer contre toute espérance. Les Papes ont voulu ce geste et continuent de le vouloir, convaincus qu’ils sont que c’est seulement dans la paternité, le partage et l’amitié solidaire que l’on peut reconstruire et retrouver le projet d’humanité voulu par Dieu dans l’acte de la création. »
Extrait de la tribune du 21 janvier 2026 du Frère Roger Marchal, franciscain et commissaire de Terre Sainte
Soutenez les communautés chrétiennes, à votre mesure, lors de la quête impérée du Vendredi saint qui vient nous redire que Jérusalem est notre mère. Elle n’est pas universelle parce que des pèlerins y viennent depuis des siècles. Elle l’est parce qu’elle est le lieu de l’accomplissement du Salut offert à toutes les nations, à tous les peuples même ceux qui se font la guerre.
Jérusalem est notre source missionnaire. La quête impérée du Vendredi saint veille à ce que cette source ne se tarisse pas, en donnant aux communautés chrétiennes de Terre Sainte les moyens de vivre, d’annoncer et de transmettre la foi.
Ne nous défilons pas face à une situation qui semble inextricable, ne réduisons pas la présence chrétienne à une mémoire, mais accompagnons ce peuple vivant dans la fragilité qu’il traverse. Essayons de cultiver et d’affermir en nos cœurs l’espérance promise par le Christ.
Merci pour votre prière et votre générosité, merci de choisir de rester proche, le cœur parfois triste, impuissant ou mélancolique, car vous permettez à l’Église de continuer à espérer, là où la paix se prépare souvent dans le silence.
Source : https://www.terresainte.net/2026/01/frere-roger-marchal-notre-devoir-est-de-rester-proches/
Informations
https://vendredisaint.franciscains.fr
Voir aussi
– Horaires du Vendredi saint.
– Liste des chemins de croix dans la rue.
– À lire dans Paris Notre-Dame : « Les chrétiens en Terre Sainte ont l’impression d’être abandonnés ».