Les missionnaires de la Miséricorde et la pénitencerie diocésaine

Paris Notre-Dame du 20 février 2025

Document paru le 20 février 2025 dans Paris Notre-Dame.

Depuis le Carême de l’Année sainte 2016, le pape François a souhaité envoyer des missionnaires de la Miséricorde, comme « le signe de la sollicitude maternelle de l’Église à l’égard du peuple de Dieu, pour qu’il entre en profondeur dans la richesse de ce mystère aussi fondamental pour la foi ». [1] Dotés de la faculté de pardonner les péchés qui sont réservés au Siège apostolique (profanation de l’eucharistie, violence contre le successeur de Pierre, absolution d’un complice, violation du secret de la confession, la captation ou la diffusion par les moyens de communication sociale du contenu de la confession sacramentelle, qu’elle soit vraie ou simulée), ces prêtres ont plus largement pour mission d’être le « signe vivant de la façon dont le Père accueille ceux qui sont à la recherche de son pardon ». [2] Auprès des baptisés, il leur revient de promouvoir particulièrement le sacrement de pénitence et de réconciliation avec sa capacité à renouveler leur vie chrétienne. Auprès de tous, ils ont à cœur d’expliquer comment la miséricorde de Dieu est capable de libérer leur existence en levant tout obstacle que le mal entretient dans leur humanité : Dieu, en Jésus-Christ, est venu parmi nous pour nous libérer de tout mal.

Depuis lors, des missionnaires de la Miséricorde sont donc présents dans de nombreux diocèses et notamment dans certains sanctuaires et lieux de pèlerinages. À Paris, la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre est un de ces lieux. Elle est maintenant rejointe par la cathédrale Notre-Dame, la basilique N.-D.-des-Victoires, mais aussi les églises de St-Louis-d’Antin et St-Sulpice où plusieurs prêtres viennent, à ma demande, de recevoir cette mission du pape. Les paroisses et sanctuaires dont ils ont la charge sont bien identifiés comme des lieux où le sacrement de pénitence et de réconciliation est largement célébré. Leur envoi, en cette année jubilaire de l’Incarnation, est signe et rappel du Christ qui s’est avancé au plus profond des ténèbres humaines pour sauver l’humanité tout entière. Sa miséricorde est bien « la force victorieuse de tout, qui remplit le cœur d’amour, et qui console en pardonnant ». [3] Les missionnaires de la Miséricorde, ayant aujourd’hui mission dans le diocèse de Paris sont :

  • Pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : le chanoine Stéphane Esclef, le P. Michel Callies et le P. Bernard Miclescu.
  • Pour la basilique métropolitaine Notre-Dame : le chanoine Henry de Villefranche, le P. Philippe Desgens, le P. Stéphane-Paul Bentz et le P. Bertrand Dufour, chapelains.
  • Pour l’église St-Sulpice : le P. Henri de La Hougue, prêtre sulpicien.
  • Pour la basilique N.- D.- des-Victoires : le P. Antoine d’Augustin de Bourguisson.
  • Pour l’église St-Louis-d’Antin : le chanoine Jean-Marc Pimpaneau, le P. Vincent Bedon.

Pénitencerie diocésaine

Lors de la dernière assemblée des évêques à Lourdes, nous avons adopté un texte donnant des repères pour les confesseurs, dans lequel figure la demande que soit créée dans les diocèses une pénitencerie diocésaine, complétant la disposition traditionnelle instituant un chanoine pénitencier ; aujourd’hui peu de personnes ont recours à lui. Cette proposition énumère plusieurs charges que ce nouvel organisme diocésain pourrait rendre ; je n’en extrais, pour commencer, que deux comme un point de départ pour une responsabilité dans ce domaine.

La pénitencerie diocésaine

  • a la préoccupation de la formation et de l’accompagnement des confesseurs en matière pastorale et morale dans les cas complexes.
  • intervient lors de la formation initiale et permanente des ministres et des fidèles et veille également à la formation continue des ministres venant d’autres aires culturelles.

J’ai demandé au chanoine Jean- Marc Pimpaneau, curé de St-Louis-d’Antin, de constituer une équipe pour la mise en œuvre de cette instance diocésaine qui aidera l’Église diocésaine à s’ajuster le mieux possible à cette mission essentielle de porter la miséricorde du Seigneur au plus grand nombre.

Le 11 février 2025

Laurent Ulrich,
archevêque de Paris

[1Misericordiae vultus, bulle d’indiction du jubilé extraordinaire de la miséricorde, 8. 2.

[2Ibid.

[3Ibid., 9.

La confession, le sacrement de réconciliation
La confession, le sacrement de réconciliation