Témoignage d’Oriane
Oriane est néophyte : elle a été baptisée en 2024 à Saint-Lambert de Vaugirard (15e).
J’avais 45 ans au moment de mon baptême. M’engager dans ce parcours de catéchuménat est sans aucun doute la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie. Un cadeau inimaginable. Une expérience que je ne saurai peut-être jamais tout à fait décrire.
Avant mon baptême, j’avais une soif sincère d’absolu, d’amour vrai, de lumière. Je l’ai portée longtemps. Parfois seule, parfois dans le flou, mais toujours en me laissant guider par mon cœur. Et le cœur sait.
Je suis coach professionnelle. J’accompagne des dirigeants et des managers à trouver du sens et à vivre en cohérence avec ce qui compte vraiment pour eux. Mon métier parle d’alignement et pourtant, ma propre quête spirituelle est restée longtemps silencieuse.
Jusqu’à un après-midi de Carême. Je me promenais avec un ami dans mon quartier parisien quand nous sommes entrés, un peu par hasard, dans une église. Une dame m’a proposé quelque chose de simple : écrire sur un bout de papier une question, un poids, quelque chose qui pesait en moi. Le déposer dans une corbeille. Et tirer une réponse dans une autre. C’est le Seigneur qui vous répond, m’a-t-elle dit doucement. J’ai joué le jeu à moitié par curiosité, à moitié sans trop savoir pourquoi. La réponse que j’ai tirée était d’une clarté limpide. J’ai fondu en larmes. Quelque chose s’est ouvert en moi, profondément, ce jour-là. Quelques mois plus tard, j’entrais en catéchuménat.
Mis à part la naissance de ma fille, le baptême a été l’expérience la plus puissante de toute ma vie. Je m’attendais à un bouleversement. J’ai reçu un apaisement. Une lumière. La paix. La joie. Et la découverte, bouleversante, que le Seigneur avait toujours été là, alors que je ne le savais pas encore.
Depuis ce jour, je me sens habitée, accompagnée. L’Esprit Saint m’a saisie silencieusement, profondément. Et j’ai été accueillie par l’Église avec un amour qui m’a surprise. Je me suis sentie pleinement bienvenue. Cet accueil a été précieux.
Une parole de l’Évangile m’accompagne souvent : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23,34). Elle m’aide à grandir en miséricorde.
À celui ou celle qui hésite, je dirais simplement : laissez-vous porter. Écoutez les signes, ils sont nombreux !
Cette lumière existe. Elle est pour chacun de nous.